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Le jeu de mot, “vélorution” (nom d’une association qui promeut le vélo en ville) est tout à fait pertinent, il s’agit bel et bien d’une révolution dans nos manières de penser la ville et nos déplacements. Plus généralement dans notre rapport au temps, à l’espace et au corps. Malgré le vent, la pluie, le froid (désagréments météorologiques, finalement de faible durée saisonnière en région parisienne), le déplacement à vélo offre d’incomparables satisfactions : action musculaire (tout en étant assis !), détente, observation de la ville, réflexion en plein air, indépendance, pas d’attente à l’arrêt du bus, aucune compression corporelle comme dans un wagon de métro à l’heure de pointe, etc. Son principal défaut à mes yeux ? L’impossibilité de lire en pédalant ! Quel plaisir de se vider l’esprit après une réunion houleuse ou ennuyeuse, ou au contraire de récapituler ses idées avant un cours, trouver un titre pour un article, établir son agenda pour la semaine suivante. Le vélo relève de l’écologie temporelle /1, il donne au cycliste la mesure et du temps et de l’espace, évite les précipitations, réaffirme qu’on ne peut pas tout faire d’un coup, rappelle la fragilité de l’être humain, conseille de jouir de l’instant et lui murmure à l’oreille le vieux principe, encore opportun, “qui veut voyager loin ménage sa monture.” En selle !

À bicyclette
Par Thierry Paquot
Revue Urbanisme
Tag(s) : #Délégations

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