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alabeglaiseLe repas est une véritable institution en France. S’attabler, partager, discuter et découvrir de nouvelles saveurs est presque un sport national. Mais l’alimentation est aussi un enjeu de santé publique, d’environnement. Cela participe également des problématiques économiques et sociales. La ville a mis en place une série d’actions au bénéfice des Béglais.

 

Savoir cultiver un potager familial, c’est aussi retrouver les saveurs d’autrefois, comme un rêve en sépia, à l’image de l’odeur d’un gâteau de grand-mère qui

 

nous rappellerait notre enfance. Cette idée du " bien manger " n’est pas qu’une nostalgie. Aujourd’hui, avec la " malbouffe " et les rythmes de vie, les habitudes alimen- taires ont changé. Les savoirs liés à la cuisine ou au jardin se sont perdus. Mais on assiste à une prise de conscience autour de l’alimentation : bien se nourrir, manger équilibré est aussi important que le moment de partage et de plaisir du repas. L’alimentation est donc une question de santé publique, avec un enjeu économique et social. C’est aussi une question plus globale d’environnement et de développement durable.

 

Sur bon nombre de sujets et de réflexions, la ville de Bègles a été pilote. Avec en action emblématique, la Cuisine centrale, récemment récompensée du label Arbio. « En tant qu’acteur public, nous avons une responsabilité sur la santé publique, mais nous avons fait aussi un travail pour la biodiversité, l’emploi, la protection des eaux et des sols. Si nous ne faisons rien, le risque, c’est un appauvrissement culturel. Il existe des centaines de variétés de tomates. Si rien n’est fait, dans 20 ans, il en restera deux », explique Cédric Dubost, adjoint chargé de la Cuisine Centrale. Les repas dispensés aux écoliers et aux anciens, les jardins familiaux ou le développement durable, la ville aborde l’alimentation par de multiples entrées.

 

« Bègles a une sensibilité particulière aux questions des impacts croisés, c’est une vision portée par le maire, Noël Mamère. C’est sûrement dû à l’histoire de Bègles, à son histoire morutière, maraîchère avec le radis, plus largement à ses racines liées à l’alimentation. La ville a mis en place une série d’actions, souvent expérimentales et novatrices, de façon transversales », analyse Clément Rossignol-Puech, conseiller municipal délégué au développement durable et vice-président de la Cub.

 

La cuisine centrale, les cours de cuisine à la cuisine cen- trale ou au Centre social L’Estey, le Bistrot de L’Estey, autant d’actions qui participent à la transmission de ces savoirs et au bien-être des habitants. Franck Joandet, deuxième adjoint et président de L’Estey précise : « L’Estey est un outil créé à destination des familles. Le but est de favoriser le partage de compétences des habitants pour la cuisine, la couture, le jardinage et les aider à optimiser les ressources. »

 

Ce mois-ci, un Campus Solidaire abordera l’alimentation, pour un campus gourmand et festif. Comme l’explique Nadia Benjel- loun-Macalli, élue en charge des Campus Solidaires : « A Bègles, nous sommes très portés sur l’alimentation. Nous aimons bien manger. C’est un besoin fondamental, mais il y a aussi une dimension de plaisir. Ce n’est pas uniquement une affaire de diété- tique.»

 

L’objectif est que tout le monde puisse se nourrir correctement, en réduisant les coûts et l’impact sur l’environnement. En ce sens, la ville est en train d’engager une réflexion sur les déchets alimentaires et l’autosuffisance. Bègles est une ville laboratoire : s’y concentrent un maximum d’initiatives, toutes sont destinées à êtres utiles aux Bé- glais, comme les conseils de Raymond le jardinier sur le site de la ville, les quatre Amaps présentes sur la commune ou encore le marché gourmand des vins bio. C’est tout l’intérêt d’un territoire multi expérimental. Être innovant en restant gourmand.

 

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