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Baisse des contrats aidés par le Gouvernement : ça ne passe pas !

Les emplois aidés, on le sait, permettent à des personnes en situation de précarité de se rapprocher de l’emploi, notamment en se constituant une expérience professionnelle, mais aussi de conforter l’offre de services publics de proximité des collectivités locales.

Ainsi, à Bègles, ce sont 9 personnes qui sont employées en contrats aidés (7 à la Ville et 2 au Centre Social et Culturel de l'Estey), notamment pour l'animation dans nos écoles.

Le gouvernement vient de décider de diminuer le financement de ces emplois, qui vont donc passer de 459 000 en 2016 à 293 000 en 2017, dont seulement 110 000 contrats prévus pour le second semestre 2017 (soit une baisse de 40 % par rapport aux six premiers mois de l’année).

A Bègles, seuls 2 contrats aidés resteront financés par l'Etat, au lieu des 9 existants, et alors même que la Ville souhaitait porter le nombre total de contrats aidés à 19 pour cette rentrée !...

Maire de Bègles, je suis profondément en désaccord avec cette décision gouvernementale.

D'abord, à cause de la méthode, qui consiste à décider dans la précipitation, fin juillet, des coupes budgétaires qui fragilisent directement les conditions de préparation de la rentrée scolaire pour des centaines d'élèves béglais.

En outre, parce que cette baisse des contrats aidés, cumulée à l’aggravation de la baisse des dotations de l'Etat à la Ville et l'annulation des crédits de paiement (là aussi au coeur de l'été) pour la politique de la ville et le logement, constitue un coup dur supplémentaire porté aux béglais.

Pour ma part, je refuse que les services publics de proximité, à commencer par l'accueil scolaire de nos enfants, fassent les frais d'une politique de l'effet d'annonce. Ne l'oublions jamais : le service public est le patrimoine de ceux qui n'en ont pas ! A Bègles, je prendrai mes responsabilités : la Ville va transformer en CDD 9 contrats aidés, soit 6 pour l'accueil des écoles maternelles, 2 pour les écoles élémentaires et 1 pour l'accueil du CCAS. Cela représente un coût, à la charge de la municipalité, de 105 075 € .

Enfin, je demande au Gouvernement de suspendre sa décision et de revenir à l'esprit de dialogue et de concertation entre Etat et collectivités locales, affiché par le Président Macron lors de la Conférence nationale des Territoires du 17 juillet dernier.

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